mardi 16 octobre 2018
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Performance et internet : les nouvelles formes de mobilisation ?

appel à contribution active et URGENTE/ les textes.

mardi 6 mai 2008, par Catherine ROBELIN


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Dans le cadre de l’évènement proposé par le Mobile Homme théâtre à Nîmes :

"pour redéfinir une bonne fois pour toutes Mai 68",

je vous propose une performance participative comme un test sur notre capacité à nous rassembler tout simplement le mardi 20 mai .

Question : Y -a-t-il eu quelque chose d’important en 1968 ?

Cette question est posée par l’intermédiaire de mailing et du site à un maximum de personnes de toutes origines culturelles et les réponses seront lues pendant la soirée.

Vous pouvez d’ores et déjà intervenir par mail (auquel cas les lecteurs présents la liront pendant la soirée) ou/ et venir la lire vous-même à ce moment là.

Utilisez une langue de votre choix qui ne soit pas nécessairement le français.

Vous pouvez apporter des objets ou des images ou...

Finalité : mettre en évidence la diversité culturelle et les différences générationnelles.

Votre réponse sera lue intégralement dans votre langue (avec la traduction SVP). Venez la lire si vous voulez : ce sera encore mieux !.

Catherine Robelin

- Tél : 06 76 67 40 85

- Email : catherine.robelin@expressions-actuelles.org

- site web : http://www.expressions-actuelles.org.

PS : merci de me faire part de votre venue.

PS : venez avec le maximum de monde et faites circuler le mail.

22 Messages de forum

  • "Mai 68 a-t-il existé ? Nul ne le sait. Seules les retranscriptions nous l’indiquent : les paroles des anciens, les témoignages, les livres nous invitent à nous plonger dans ce qui semble avoir été une appropriation des choses. Cette volonté de renverser le monde, la politique et de s’autoriser la possibilité d’aspirer à quelque chose de plus juste, de plus proche de nos préoccupations du moment. Vivre et se sentir heureux dans une société que l’on n’a pas choisi, mais qu’on décide de prendre à bras le corps. C’est un peu comme accepter le fait d’exister, alors qu’on n’a pas voulu naître, prendre sa vie en main et se l’approprier.
    Mai 68, c’est la révolte collective, le soulèvement de monsieur tout le monde, dans une démarche collective pour un avenir meilleur. Un professeur des écoles nous avait raconté qu’à Mai 68, lorsque quelqu’un prenait la parole à La Sorbonne, il devait d’abord dire d’où il venait et de quel lieu il parlait pour que ses mots s’inscrivent dans un contexte et indiquent sa façon d’être au monde existentiellement et socialement."

    • de mai 2008 à mai 68’ 19 mai 2008 18:09, par Marina

      Sûrement un peu tard pour répondre et pourtant il est temps d’en parler !

      Je vais tenter d’écrire et donc de construire par le biais des mots en langue française mais finalement propre à ma personne, tout en évitant de vous faire part de mes états d’âme (ce qui est surement plus sain pour vous) !

      On entend partout que nous y sommes...voilà, si l’on m’a bien appris à compter 40 ans que cette légende mythique de mai 68’ refait surface comme jamais ! Mais pourquoi attendre 40 ans pour refaire du passé une actualité...qu’en sera t-il pour les 50 ? Le demi-siècle, celui qui nous rappelle 360 jours de notre vie et pas plus que nous avons passé le fameux cap du demi-siècle...Et pourtant Con Bendit ne cesse de nous clamer son existence ! Je suis probablement trop jeune pour pouvoir parler de mai 68, mais mes parents l’ont vécu, les grands parents aussi, balivernes, foutaises ou réalités...pour moi, eux seuls le savent mais cela reste secret. Par contre, je sais et de source sûre (je cite) que "de Sarajevo à Sarajevo notre siècle [le 20ème] a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin[...], fin de l’histoire, pensée unique nouvel ordre mondial...plus rien à voir circulez, nous avons obtempéré, nous circulons sans rien voir"

      Donc je souhaiterais soulever une question parmi toutes celles qui hantent mon esprit... une question bien large probablement qui je l’espère amusera vos esprits : où pourrions nous situer mais 68’ par rapport à tous ces événements qui ont rythmés ou peut être enterrés notre 20ème siècle ? une petite dernière qui me tient beaucoup à coeur : qu’en est-il de notre militantisme socio-démocratico-psycho-dictatorial ?

      Nous sommes en 2008...bienvenue en mai 2068 !
      Bien à vous mes amis ante, 68’ard ou post’2068’ard !

      • en langage mathématique...à vos neurones !!!

        1968-1984=-16 - 2008=-2024+2068=44+24 = 68

        Mai 68 - mon année de naissance = -16 à laquelle on soustrait notre année (2008) = - 2024 . Ajoutons à cela un peu de prévisionnel (+2068) = 44 ajouté à mon âge de cette année en cours...cela nous ramène à 68’ !

        Nous sommes au mois de mai...je suis née en... ?

        Le compte est bon !

      • en langage mathématique...à vos neurones !!!

        1968-1984=-16 - 2008=-2024+2068=44+24 = 68

        Petite explication...1968 - mon année de naissance = -16 à laquelle on soustrait notre année (2008) = - 2024 . Ajoutons à cela un peu de prévisionnel (+2068) = 44 ajouté à mon âge de cette année en cours...cela nous ramène à 68’ !

        Nous sommes au mois de mai...je suis née en... ?

        Le compte est bon !

  • SLOGAN 7 mai 2008 18:57, par Christian

    Soyez vivants

    Libres de mots, de corps et d’offrande !

    Oubliez l’heure, existez-la !

    Grillez les cadences et dansez de l’intérieur !

    Aux affiches, tous les à-ficher !

    Notre quête ? Cent nuits d’amour !

  • Salut ma chère Catherine !

    c’est bien votre Joseph BONANGA a partir de Kinshasa (RDC), je suis très contemps de votre courier, malheureusemùent l’année dont vous demander les evenements je n’été pas encore né.

    a chaque fois que vous désirez me parvenir quelques lignes n’ésiter pas, complimenter toute la famille de ma part.

    Merci
    kinshasa, Congo

  • Le chacal qui gouverne ce pays, après avoir déclaré qu’il voulait « tourner la page de Mai 68 une bonne fois pour toutes », décline depuis la plupart de ses combines tordues à la sauce du « Grenelle de... ». Contradictoire ? Non, justement. Pour mémoire : le 25 mai 1968, au lendemain d’une nuit d’émeutes qui a ébranlé le pouvoir et alors que dix millions de salariés sont en grève, des négociations s’engagent entre gouvernement, patronat et syndicats ouvriers et étudiants. Une trentaine d’heures plus tard, le Premier ministre Pompidou annonce, encore trempé d’effroi, le résultat des courses : augmentation du SMIG de 30 % et des autres salaires de 10 %, réduction du temps de travail, « révolution dans l’exercice du droit syndical », augmentation des allocations pour les personnes âgées, assouplissement de l’âge de la retraite, allégement fiscal des revenus salariaux, augmentation des remboursements de la Sécu... Sujets d’une actualité toujours brûlante en 2007 ! Le 27 mai 1968, les chefs de la CGT viennent annoncer la « victoire » aux salariés de Renault-Billancourt : ceux-ci les sifflent et les insultent. Dès le matin du même jour, les grévistes de 131 entreprises importantes avaient déjà voté la poursuite du mouvement. Aux quatre coins du pays, les accords de Grenelle étaient reçus comme un acte de trahison. Pour la suite contemporaine de notre présent immédiat, on s’attend à la mise en place imminente d’un « Vél-d’Hiv de l’immigration », d’un « Charonne de la sécurité intérieure », d’un « Ouvéa de l’Histoire coloniale » et d’un « Lagardère de la presse libre ». Ou, pourquoi pas, d’un « Crève-salope de la politique ».

    Lu dans CQFD n°49

    Pour répondre à la question : "Oui et non" pour les salariés.

  • Performance et internet : les nouvelles formes de mobilisation ? 10 mai 2008 10:34, par fabienne potherat

    bonjour catherine
    merci pour ton appel auquel je peux répondre ceci :
    en mai 1968 j’avais 11 ans ...je fus nommée "piquet de grêve",à la porte du lycée qui venait tout juste de m’accueillir en septembre après avoir passée 8 ans en institut catholique. Ce fut un réel choc mais, je fus engagée
    soutenant en cela l’action de mes frères plus âgés qui eux étaient beaucoup plus conscients de leur détermination à faire bouger, changer les choses de leur monde.
    De grandes réunions interminables avec leurs amis, des débats d’idées contradictoires, rythmés par les galettes vinyles des muses londoniennes, à la maison ouverte à tous, auxquels participaient mes parents et leurs amis politiquement intellectuels- cultureux. Je ne comprenais pas grand chose, a tout cela, mais il y avait un formidable partage et la remise en question d’un mode de vie : penser, réflechir à une création libre, travailler, partager les ressources, etc. Cela dépassait
    la notion que leur rebellion était liée à une crise d’adolescents mal dans leur peau ou à leur jeunesse qu’ils voulaient vivre à leur façon. Nous nous positionions alors contre les injustices et pour des valeurs humaines différentes.
    Aujourd’hui, je me dis que les conditions sont, à nouveau, réunies pour une telle prise de conscience.
    Mais il manque le soubresaut contestataire l’impulsion communautaire et le fameux passage à l’acte.
    Bien cordialement à toi et à vous
    fabienne

  • Bonjour. Je suis jeune et je n’ai pas vraiment d’opinion sur le Mai 68. Pourquoi je me manifeste alors ? Peut être une non-opinion peut vous intéresser aussi. Donc j’en pense pas grand chose. Par contre je pense que son héritage c’est de la merde, mais c’est peut être hors de propos (les gros mots sont permis ?).

  • pour redéfinir une bonne fois pour toutes Mai 68 13 mai 2008 14:55, par Michel Houellebecque

    Le mai 68 a marqué la victoire définitive des modèles libéraux-libertaires, les contestataires et les marchands façonnant main dans la main la jungle moderne. Le libéralisme et la compétitivité ont tout envahi, même la sphère privée transformant le sexe en une zone de libre-échange régie par l’offre et la demande. Conclusion : la race humaine va s’éteindre. Est- ce important ?

  • Performance et internet : les nouvelles formes de mobilisation ? 13 mai 2008 20:22, par Véronique Thévenier

    Bonjour Catherine,

    Ce qui me vient à l’esprit face à ces mots Mai 68 et aux réponses déjà écrites, c’est que notre marionnette démago Sarko s’est bien ingénié à tenter de mettre les français les uns contre les autres, en remuant les vieux instincts égoîstes qui nous habitent : Sauver son steack en se fichant pas mal de celui du voisin...Penser que si le voisin est mieux loti que nous, cela nous enlève quelque chose...En ce temps où les réformes gouvernementales sont de plus en plus injustes et si peu efficaces pour permettre un élan et une vraie ouverture , Sarko craint-il réellement un soulèvement du peuple ?

    ...Dans cette société où les formes d’exclusion sont de plus en plus nombreuses , où l’imaginaire de chacun de nous est envahi par l’impression de faire parti d’un autre monde que l’autre, la notion de peuple existe t’elle encore dans l’esprit du français d’aujourd’hui , tant les médias lui ont appris à se méfier de l’autre, à se faire un plaisir de s’en distinguer et à le mépriser parfois et même souvent...Diviser pour mieux régner...Cela , par contre, n’est pas pérrimé !
    Ne dit-on pas aussi que l’on a le gouvernement que l’on mérite ?
    Heureusement n’oublions pas que tous les français n’ont pas voter pour cette politique là.....
    Je voulais ajouter que faire la révolution pendant cette fameuse période des 30 glorieuses étaient beaucoup plus facile que la faire en période de crise économique ;
    en période d’abondance , exiger : partage et justice , était beaucoup plus évident...De plus ,mettre en péril sont emploi à une époque où le lendemain on en retrouvait un autre, était sans conséquence...combien de fils à papa et les autres ont ensuite retournés leur veste ou bien se sont rangés comme l’on dit communément...C’est une révolution avortée , qui avait commencer aux USA,et était celle de l’émergence d’un nouveau monde, d’une nouvelle forme de civilisation face à un ancien monde paternaliste et patriote. une nouvelle forme de civilisation plus démocratique d’une société en plein boom économique...Une société qui est devenue celle d’ enfants gâtés occidentaux qui se sont partagés le monde et ses richesses et à qui ont à fait croire que vivre c’est avant tout consommer.

    Aujourd’hui après les abus que nous avons fait subir à certains peuples et à la nature, la seule révolution censée que je vois ou j’espère arriver est la révolution verte .
    On en parle depuis longtemps mais tout reste à faire et elle est incontournable...Qu’elle aille dans le sens du respect de chaque peuple et chaque territoire !

    Véronique Thevenier. Nantes.

  • Quelque chose d’important en 1968 ?... Je serais bien en peine de le dire. La question serait de savoir : que vivons nous d’important en 2008 qui nous viendrait de cette fameuse année ? A la radio ce matin... une phrase sur les ondes : en mai 1958 naissait la cinquième République. Tient bon ?! Qui célèbre aujourd’hui la naissance de la cinquième République ? Nous ne sommes pas tant hors sujet me semble-t-il... Je me demande alors : y a-t-il des célébrations plus urgentes que d’autres ?

  • Chère Catherine,

    Je n’étais pas encore là en mai 68, mais mon frère avait déjà trois
    mois. Ta question me fait prendre conscience de l’importance de 68 chez
    nous.
    ça raisonne, ça cogne, cela nous a fait grandir et nous a fait aimer la
    révolte, la résistance et les coups de gueule. Mon père en parle en se
    redressant, il serre le poing et hausse les décibels, son débit
    s’accélère, son corps frémit, ses yeux s’ouvrent et deviennent plus
    brillants. Je vois passer des images devant son visage, petite, je ne
    savais pas exactement de quoi il s’agissait aujourd’hui j’aime l’idée
    que mes parents ont participé activement à Mai 68, j’aime l’idée de ce
    qu’ils nous ont transmis à travers ça.
    je t’embrasse

    Anne

  • Mai 68 date critique...qui n a jamais entendu parlé de Mai 68 avec ses mutiples soulèvement de la population ??certainement personne et encor moin a notre époque ou il risque de se reproduire les meme évenement !!!!

    COCO

  • Non. Rien. Pourquoi ?
    Je n’étais pas née en 68 et quand je vois ce que je vis et qu’il n’y a que douleur et dégoût qui restent à sentir face à ce que les hommes font aujourd’hui, j’ai envie de dire rien.
    Rien. Quand je pense à toutes les régressions sociales et culturelles qui font les mouvements de notre société d’aujourd’hui.
    Je pense que c’est facile de rendre hommage quand on a délibérément enterré et oublié.
    Je pense que rendre hommage ne sert à rien si cet hommage ne permet pas de perpétuer une pensée au-delà du passé pour aller vers l’avenir. Alors l’hommage est vide de sens.
    Je crois que l’histoire n’est qu’une perpétuelle répétition et que l’homme refait toujours les mêmes erreurs. On engendre des morts ici pendant qu’on érige un monument aux morts là. Absurde.
    Mais si l’histoire est une perpétuelle répétition, l’homme peut peut-être aussi refaire les mêmes exploits, essayer toujours de se surpasser, persévérer dans la lutte et continuer de rêver, être dans le devenir, un surhomme, comme écrivait Nietzsche.
    Pourquoi pas ? Je ne sais pas.

    Je n’étais pas née en 68 et pourtant j’aurais tellement voulu y être.
    68 ce n’était pas rien. C’était beaucoup. C’était énorme.
    Quand je pense à cette fièvre, à ce grand mouvement de libération, à cette volonté de faire triompher certains idéaux, faire bouger les choses, s’engager corps et âmes, sang et sueur dans l’action…
    Quand je pense aux femmes qui brandissent leurs soutien-gorge dans la rue, à la détermination de la jeunesse dans le combat, aux discours des intellectuels, aux inventions et aux interventions artistiques, aux grands soulèvements populaires à Prague, à Paris et ailleurs, à cette ferveur dans le regroupement et tant de choses encore…
    Je respecte. J’admire. Et j’en rêve.
    Etre en 1968. Faire 1968.

    Quand je pense à tout ça et à tout ce qu’il reste à faire,
    Je ne peux pas me laisser aller à la résignation du rien et laisser passer le temps mon cul posé sur un banc à regarder les gens vivre la vie sans nous.
    Eux, ceux-là, ces gens là. Qui font tourner le monde et décident pour nous.
    Et faut nous dire que chez ces gens là, on ne pense pas. On ne pense pas.
    Où est-ce qu’on va comme ça ? Et qu’est-ce qu’il restera après ?
    Ca m’inquiète. Ca m’angoisse.
    Et si j’ai des enfants un jour…Qu’est-ce qu’on leur laissera après ?

    68 ce n’était pas rien mais c’était. Maintenant il y a demain.
    Et je me dis que j’ai envie d’y être.
    Etre en 2008. Faire 2008.

  • salut Catherine ,
    impossible d’ouvrir ton lien, je te fait une petite réponse à mai 68,
    dans le monde tout le monde sait + ou - ce qui s’est passé.De ma vision, du haut de mes 17 ans de l’époque( qui ne correspond pas du tout aux 17 ans de maintenant !)
    guerre froide, guerre du viet nam, guerre d’algérie, guerre 39 45 éloignée mais si proche dans ses traumatismes, l’ambiance pesante,tout se mélange, peur que les choses recommencent. Je vie les magasins en rupture de stock, les conserves maisons que l’on ressort . les usines fermées .plus de travail, plus de salaire.
    plus d’école pour moi . L’école lieu de soumission aux adultes, aux religieuses que l’on saluait tête baissée, dés entrée dans les lieux, oser regarder un adulte dans les yeux était considéré comme un acte d’effronterie, sanctionné sévèrement, jamais je n’aurai osé transgresser cette règle !
    Le formatage avait débuté dés le jardin d’enfants et durait jusqu’a l’age de la majorité qui était de 21 ans. Ceci tant à la maison qu’a l’école. A 17 ans la majorité était encore loin...j’étais encore une petite fille, semblable aux autres sous mon uniforme bleu marine. l’époque n’était pas à l’épanouissement personnel, ni à la réflexion individuelle, mais au gobage de la parole sacrée des professeurs. Apres 68, rien ne change réellement dans cet établissement conservateur, simplement les sanctions sont plus nombreuse car les élèves osent davantage.oh oui j’allais oublier révolution : nous avons le droit de mettre des collants !
    2 ans plus tard, 19 ans l’age minimum d’entrée en école d’éducateurs car seules, les personnes majeures ont le droit d’exercer.
    le ton est digne d’un transfert chez les extras terrestres !
    les élèves et les profs se tutoient, la parole des jeunes a une valeur, des échanges hallucinants ont lieu : les profs toujours sur l’estrade, nous parlent ( en tant qu’adultes ayant de expérience,) de leur sexualité ! de l’importance de l’amour dans un couple et du respect , celui de l’homme vis à vis de la femme. C’est la période ou ma mère avouera :" je suis contente pour vous, qu’il y ait maintenant la pilule, car si elle avait existé vous ne seriez pas nés, je vous aime mais je ne voulais pas d’enfants."
    le mouvement hippies a marqué durant longtemps cette période, ou tout semblait possible, réalisable en pensées, mais qu’il est difficile, voir impossible de scratcher totalement un disque dur !
    bisous Catherine je te dois combien pour cette thérapie en ligne ?
    Patricia

  • En 1968, une belle trouvaille, magnifique : un Homo habilis est découvert par Peter Nzube dans la gorge d’Olduvai en Tanzanie. Ce crâne était aplati et il a été surnommé Twiggy. Il est daté de 18 millions d’années. L’homo habilis pouvait déjà se mettre debout mais il possédait encore des membres postérieurs très courts.

  • L’idée est géniale ! je fais suivre !

  • Y’y a-t-il eu quelque chose d’important en 1968 ?
    Y’y a-t-il eu quelque chose d’important en mai 1968 ?

    Pour ma part, aux deux questions je réponds OUI sans hésiter une seconde.

    Le 29 février 1968 (oui, c’était une année bissextile) mon père est décédé.
    Le 13 mars 1968 mon frère est né, le seul garçon d’une fratrie de cinq
    enfants.
    Le 17 mai 1968 j’ai atteint l’âge de 6 ans et connaissais par coeur toutes
    les chansons du dernier album des Beatles.

    Nous vivions à Londres, c’était les "swinging sixties", une époque où, pour
    la première fois dans l’histoire des humains, les femmes pouvaient enfin
    contrôler leur biologie, grâce à la pilule.
    Kennedy avait été assassiné. Martin Luther King avait prononcé son célèbre
    discours, et même si je l’ai écouté je ne sais combien de fois grâce à
    Internet, j’ai encore des frissons quand j’entends sa voix résonner "I have
    a dream...". Il est mort, assassiné lui aussi, le 4 avril 1968.

    Le concept de l’ "adolescent" - ni enfant ni adulte - est né dans ces années
    là aussi, ainsi que celui de la famille "nucléaire" = papa+maman+2,4
    enfants, sans les grand-parents ni les tontons/taties/cousins etc. autour.

    Même si ma mère a porté cinq enfants dans son ventre, mes parents ont choisi
    de "foutre le camp" dès qu’ils ont pu pour ne plus "subir" le joug de la
    famille. Vingt ans plus tard, j’ai fait la même chose en choisissant de
    vivre dans le sud de la France. Depuis l’âge de 20 ans, mon frère vit à San
    Francisco, pays du "flower power" de l’année ’68. J’ai deux soeurs qui
    vivent en Nouvelle Zélande, pays du nouvel espoir. La seule qui est restée
    en Ecosse, notre pays d’ "adoption", est en HP depuis l’âge de 20 ans.

    Ma grand mère maternelle est née en 1914 et n’a jamais connu son père parce
    qu’il est parti faire la guerre et n’en est pas revenu.
    Ma mère est née en 1941 (oui, il suffit de renverser les chiffres) et mon
    grand père n’était pas là, parce que c’était la guerre.
    Quand mon père est mort, ma grand mère a voulu protéger sa fille et nous,
    ses petits enfants, de la souffrance. Elle est arrivé avec le premier train
    et nous a écartés de tout, surtout du corps que nous avions besoin de voir
    pour pouvoir commencer d’en faire le deuil ensemble.

    Tant de deuils non faits, tant de colères non exprimées, tant de larmes non
    versées ont créés beaucoup d’incompréhension face à tant d’irrespect pour la
    vie, surtout devant les images des lance flammes au Vietnam (non, y’avait
    pas de censure à cette époque là et les gens buvaient leur soupe le soir en
    regardant des images d’enfants en train de se faire incendier par les
    "bons")

    Oui, 1968 c’est une année bissextile qui reste gravée à jamais dans ma
    mémoire.
    Est-ce que j’ai fêté mes 6 ans ? Je ne m’en souviens pas.
    Ma mère, prenant tellement de cachetons, elle a dû zappé cette année là, et
    je ne lui en veux plus.
    A l’âge de 39 ans, j’ai enfin osé lui poser les questions auxquelles j’avais
    besoin de réponses, et j’ai appris quelques vérités qui ont chamboulé
    complètement ma compréhension de l’ "histoire".
    Celle qu’elle m’avait racontée pour me "protéger" ne correspondait en rien à
    ce qui s’est réellement passé, ni à celle que je m’étais fabriquée à l’âge
    de 16 ans en trouvant des documents dans un tiroir "interdit" que j’ai osé
    ouvrir un jour où j’étais seule à la maison et dont je n’ai parlé que 23 ans
    plus tard.
    Le jour de vérité, c’était dur pour elle et pour moi, mais ce jour là, j’ai
    commencé enfin à aimer ma mère et à aimer tout simplement.

    Quelle Histoire ou quelle histoire racontons-nous en fin de "conte" ? Est-ce
    qu’il faut que ça "compte" ou que ça se re, pardon, se ra conte pour
    exister ?

    Mon histoire existe uniquement parce que je la relate, la re-transcris.
    Mais en fin de "conte", existe-t-elle si je choisis de compter autrement ?

    Mais mai 68, c’était important en France me direz-vous.

    Mééé, mmmééééé, te répond le chèvre qui vient de perdre son papa et de
    découvrir son p’tit frère.

    Mais, mai...

    Je vous souhaite à tous un joyeux mois de "mais" et regrette de ne pas
    pouvoir être parmi vous pour la simple raison que je n’en ai pas les moyens.

    En vous souhaitons une soirée conviviale et joyeuse,

    Vous aime

    Louisa

    Ps
    J’aurais tant aimé être parmi vous, mais je n’ai plus un kopek, c’est aussi
    simple que cela

  • Salut Catherine,

    Voilà une journée comme je n’en ai pas eu depuis longtemps ! Avec du temps libre... Alors, je réponds à mes nombreux messages : à penser que tout le monde me croit mort ! Non, je suis bien vivant ! Je croque à pleine dents même...

    Tout est passé très vite ces dernières semaines. A Montréal : exams, rendus de travaux, dernières découvertes, rencontres diverses, quitter l’appart, dire au revoir... réaliser que c’est déjà fini et... s’envoler vers une autre aventure. Retour en France : quelques jours à Montpellier retrouver famille et amis, arrivée à Paris, installation chez une amie et... sur le chemin non pas de l’école mais du boulot. Drôle de sensation. Changement radical de rythme. Adaptation : le mot de circonstance. J’y suis, ça y est : je deviens ce potentiel nouveau contribuable pour l’Etat, un nouveau pion et consommateur pour le capitalisme dévorant. Mais ils ne m’auront pas : les convictions sont là, encrées comme du fer en moi.

    Bon j’arrête cette prose... qu’a-t-il vas-tu demandé ?

    Tout va bien. J’essaie de construire, créer du sens, du mouvement là où je suis, là où je passe.

  • Mai 68... J’ai comme la vague impression que la prétendue victoire (comme le fait remarquer je ne sais plus qui citant CQFD) était en réalité un bien plus grand échec qu’il n’a pu y paraître à l’époque.
    Dans les faits, le "peuple" a pu prouver qu’il était capable de faire trembler l’Etat, et que donc la démocratie n’était pas tout à fait enterrée. En termes d’avancement sociaux, quelques évolutions qui commencaient à devenir nécessaire, mais pour tout ce qui a touché aux avantages des salariés, la crise des années 70 et l’inflation qui l’a accompagnée a eu tôt fait de remettre tout ça dans son ordre initial.

    En clair : le peuple s’énerve et de nombreux mouvements libertaires apparaissent, le gouvernement jette un gros quignon de pain (alors que d’habitude il ne lâche qu’éventuellement quelques miettes), ce qui calme le peuple. Pour ce qui est des intellectuels libertaires, la moitié d’entre eux sont devenus libéraux et se sont fondus dans le système... (les exemples sont foison, il suffit de regarder le paysage politique et audiovisuel socialo-libéral actuel pour les trouver en général). Et la plupart des mouvements qui en étaient issus ont choisis la même voie.

    La révolution... oui, certes, mais est-ce qu’une a déjà eu lieu au profit du peuple de manière durable plutôt qu’au profit d’une caste qui renverse la précédente ?

  • ...
    Je laisse le soin aux personnes compétentes connues et reconnues de répondre au plan societal économique à la question posée.
    A mon humble niveau d’adolescente d’alors, ägée de 13 ans et vivant chez un grand-père profondément Gaulliste, je pense que mai ’68 a été important pour moi.
    J’ai accédé à une conscience politique, nous avions la TV et suivions pas à pas l’évaluation de la situation.
    Le concept à Révolution que je connassais biensûr était tout à coup vivant et signifiant et était en marche.
    Des images en noir et blanc vivantes et non figées dans des manuels scolaires l’illustraient.
    J’ai vraiment intégré la nécessité de mobiliser un grand nombre de personnes partout dans le pays pour impressionner, inquiéter et déstabiliser un gouvernement (et ceux qui le soutiennent).
    Il me reste de cette année là, un vocabulaire élargi à "Chienlit" , l’impression d’être grande et importante car j’avais manifesté .
    Et aussi, je l’ai gravée dans ma mémoire, l’image d’un homme de grande taille sur une plage déserte après avoir annoncé à la nation qu’il se retirait.
    Mais au fait ?! dans l’usage courant n’emploie-t-on pas l’expression "soixante-huitardatardé" ? que s’est-il donc passé en ’68, et pourquoi y fait on référence ? ...


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