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le mythe d’Er le Pamphylien

Platon. Extrait des dialogues de Platon. Site.

samedi 28 avril 2007, par Platon


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Texte de Platon intégral traduit par Bernard Suzanne et commentaires.


La république (4ième tétralogie : L’âme - 2ième dialogue de la trilogie) Le mythe d’Er le Pamphylien République, X, 613e6-621d3 (Traduction (1) Bernard SUZANNE, 1999) La République dans son ensemble est le récit fait par Socrate à un ou plusieurs interlocuteurs anonymes, d’une conversation qu’il a eue la veille au soir dans la maison de Céphale, au Pirée avec une bande de jeunes menés par Polémarque, le fils de Céphale, dans le cadre de la première fête organisée par Athènes en l’honneur de la déesse thrace Bendis. Dans cette dernière partie de la discussion, l’interlocuteur de Socrate est Glaucon, l’un des frères de Platon.

"[613e] En ce qui concerne en effet, repris-je, ce que le juste, pendant sa vie, de la part des dieux et [614a] aussi des hommes, obtient en matière de prix et aussi de salaires et de dons, à côté de ces biens mêmes que la justice elle-même lui procurait, ainsi se pourrait-il qu’il en soit. Et ils sont, dit-il, fort beaux et solides. Eh bien ceux-ci, repris-je, ne sont rien, ni par la quantité ni par la grandeur par rapport à ceux qui attendent chacun des deux [le juste et l’injuste] une fois morts ;et il faut entendre cela, pour que chacun des deux d’entre eux ait reçu parfaitement en retour ce qu’on doit entendre sous la conduite du logos. (2) [614b] Tu devrais bien le dire, dit-il, car il n’y a pas grand choses de plus agréable à entendre. Mais ce n’est certes pas, repris-je, un conte à Alkinoos (3) que je vais te faire, mais bien celui d’un vaillant homme (4), Er, fils d’Arménios, de la race des Pamphyliens (5) ; après que jadis il eut été tué au combat, parmi les morts qu’on enlevait au bout de dix jours déjà putréfiés, il fut tout d’abord enlevé en bon état, puis, transporté chez lui, alors qu’on s’apprêtait à lui rendre les honneurs funèbres, au douzième jour, étendu sur le feu, il revint à la vie, et, revenu à la vie, raconta ce qu’il aurait vu là-bas. Il dit alors qu’après être sortie de lui, son âme avait marché [614c] parmi beaucoup d’autres et qu’elles étaient arrivées en un certain lieu quasi divin (6), où il y avait en outre dans la terre deux ouvertures béantes (7) voisines l’une de l’autre et pareillement dans le ciel au dessus mais en direction opposée. Et des juges siégaient entre elles, qui, après avoir rendu leur jugement, ordonnaient d’une part aux justes de marcher vers la droite et vers le haut à travers le ciel, leur attachant sur le devant un signe de la manière dont ils avaient été jugés, d’autre part aux injustes [ de marcher] vers la gauche et vers le bas, ceux-là ayant derrière eux un signe de tout ce [614d] qu’ils avaient fait. Lors donc que lui-même s’avance, on lui dit qu’il lui faudrait devenir messager aux hommes des choses de [ce monde-]là (8) et ils lui recommandent d’écouter et d’observer tout ce qui se passe en ce lieu. Il vit donc en cette place d’une part, à travers l’une des deux ouvertures béantes du ciel et de la terre, s’en aller les âmes, après que celles-ci aient été jugées, d’autre part à travers l’autre, de l’une d’une part en monter de la terre, pleines de crasse et de poussière, de l’autre d’autre part, en descendre d’autres du [614e] ciel, pures. Et celles qui arrivaient continuellement paraissaient venir comme d’un grand voyage, et, revenant joyeuses vers la prairie, posaient leurs tentes comme dans une assemblée de fête, et se saluaient en outre mutuellement pour autant qu’elles se connaissaient, et celles qui venaient de la terre s’informaient en outre auprès des autres des choses de là-bas et celles qui venaient du ciel auprès des premières, et elles se racontaient les unes aux autres en détail, les unes [615a] en se lamentant et en pleurant en s’en ressouvenant, combien de choses et lesquelles elles auraient subi et vu durant leur voyage sous terre —or ce voyage est de mille ans—, et les autres au contraire qui venaient du ciel racontaient des jouissances et des spectacles inimaginables de beauté. (9)

Suite :

http://plato-dialogues.org/fr/tetra_4/republic/er.htm


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